Mon hobby, la photographie ! - Juio Foret

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Mon hobby, la photographie !

Si je n’avais pas pris ma montre, c’était un choix délibéré. Pendant cette réunion familiale, je ne voulais pas être obnubilé par le temps. J’avais encore quelques obligations, professionnelles, mais aussi personnelles, à honorer dans ma journée, mais je ne devais pas négliger ma famille pendant ce repas. J’avais promis à Albert que je lui donnerais les coordonnées d’un planificateur financier St-Lambert que je connais bien. Sophie m’avait apporté un vase qui avait appartenu à nos grands-parents, mais dont elle ne voulait plus. Ernest n’entendait plus même avec son appareil auditif. Il était déjà rentré en compagnie de Gérard. Tous les cousins, les oncles et les tantes, les frères et les sœurs, du côté de mon père, tous étaient réunis pour célébrer la naissance de Mathieu, le dernier-né de la famille. Ses parents, Jeanne et Benoît, avaient été très heureux de nous le présenter.

Je vis que je ne devais pas m’attarder, sous peine d’avoir la fin de ma journée si décalée au niveau de mon emploi du temps que je ne puisse plus faire tout ce que j’avais de prévu. Mon rendez-vous chez le dentiste était réellement important, ainsi que l’entretien de mon automobile chez un garagiste, qui est un de mes amis. Si je n’avais pas pu faire autrement que de prendre ces rendez-vous à la suite de ce repas familial, c’était à cause de mon départ, le lendemain, pour dix jours. J’avais prévu ce voyage depuis plusieurs mois, et je ne pouvais, évidemment, pas le décaler. Pour ne pas être trop stressé, j’avais préparé ma valise le jour précédent celui-ci. Après tous ces rendez-vous, je ne serais pas aussi attentif que je le devrais, et je risquais d’oublier de mettre tout le nécessaire dans mes bagages.

Bien sûr, je ne mettrai dans mon sac de voyage, mon shampoing, ma brosse à dents et mon savon, que le matin même de mon départ. J’avais pris un appareil-photo de bonne qualité, des piles et un chargeur, une moustiquaire, des chaussettes en laine, une cape de pluie et deux maillots de bain. Je ne pensais pas que j’aurais à utiliser tout cela, mais en réalité, j’ai été contraint de mettre la moustiquaire au-dessus de mon lit, l’imperméable m’a servi lors d’une averse particulièrement virulente, mes maillots de bain furent mis tous les deux, mon appareil photographique fut rempli d’images où les plages les plus merveilleuses succédaient aux forêts les plus luxuriantes.