Les années vinyle - Juio Foret

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Les années vinyle

Les années vinyle - Juio Foret

Je souhaitais prendre des cours pour perfectionner mes connaissances sur la musique assistée par ordinateur. C’était un art que je connaissais et qui m’était indispensable dans ma pratique amateur de la musique. Je faisais du piano depuis mon enfance, puis j’étais passé au synthétiseur, ensuite, j’avais découvert tous les instruments d’un groupe de musique rock. J’avais progressé rapidement grâce à mes bases de solfège. J’écoutais à l’époque Georges Benson, Diana Ross and the Supremes, The Temptations, mais aussi Louis Armstrong ou même, Cream et Led Zeppelin. Ces musiques avaient déjà accompagné mes parents durant leur adolescence. J’avais ressorti leurs vieux disques vinyles dès que j’avais été en âge d’en poser un tout seul sur une platine. Le plaisir que je prenais à écouter ces morceaux intemporels s’est multiplié lorsque je compris que je pouvais les incorporer sous forme d’un échantillon de données. La numérisation du son commençait à m’intéresser. J’ai ensuite découvert la musique électronique. Le rythme syncopé m’a tout de suite plu. J’ai commencé à m’initier à ce son vraiment différent de tout ce que j’avais écouté jusque-là.

En plus de mon emploi du temps chargé à mon travail, je rentrais le soir m’enfermer pour fabriquer des morceaux entraînants. Je les diffusais ensuite sur Internet, car j’avais créé un site que j’avais dédié à ma passion. J’étais donc très fatigué, mais je souhaitais continuer à progresser. J’avais suivi des cours en ligne, qui ne m’avaient pas coûté trop cher. Les logiciels de base s’étaient révélés, eux, très onéreux. Ensuite, j’avais créé quelques morceaux en mélangeant les enregistrements de mes morceaux préférés, les mélangeant avec les sons de basse et de caisse claire que je produisais sur mes instruments. J’avais aménagé un studio sous ma maison à cette seule fin : ne pas déranger mes voisins. Je pouvais m’adonner en toute tranquillité à ma bruyante passion. Aussi, je dois admettre que durant ce temps, je faisais un traitement acné, je ne voulais pas trop sortir de la maison. Donc, j’étais plus confortable en étant seul à la maison.

Mes recherches de cours s’étant avérées fructueuses, je me lançais dans une production effrénée de morceaux musicaux. Je les postais au fur et à mesure que les créais. J’avais de plus en plus d’internautes qui venaient les écouter. J’avais instauré un principe simple. Un abonnement d’un mois était proposé pour une petite somme. À ce prix, l’inscrit pouvait télécharger tout ce que je mettais à sa disposition sur mon site. J’avais vraiment trouvé un complément intéressant à ce que je gagnais avec mon emploi.