Apprendre à embellir ma cour - Juio Foret

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Apprendre à embellir ma cour

Pour aménager mon jardin, en optimisant l’espace et surtout en préférant un entretien facile à des végétaux sophistiqués, j’ai pris quelques conseils auprès de mon beau-père, Charles. Il a été paysagiste, pendant une vingtaine d’années, avant de se mettre à vendre ses fruits et légumes frais. Il a adopté un mode de jardinage, pour son potager, assez novateur, la permaculture. Le respect de la terre, de ses cycles et de tout ce qui y vit est primordial. J’ai découvert que ses rendements étaient exceptionnels. Comme il avait peu de place, il a conçu des systèmes verticaux, des bacs horizontaux et des tuteurs. Ses serres, il les a construites avec du bois de récupération et des fenêtres, offertes par ses voisins qui venaient de les changer. La production de fruits et de légumes est suffisante pour nourrir leur couple et pour en vendre. Je remarque qu’ils sont heureux en vivant simplement.

Ce bon exemple m’a poussé à diversifier mes loisirs. J’ai, depuis peu de temps, appris à entretenir mon gazon. De beaux arbres manquaient, et je me suis renseigné sur les variétés les mieux adaptées. La viorne est intéressante, car elle pousse vite et ses fleurs apparaissent généreusement au bout de quelques années seulement. Des troènes ont aussi des atouts, car ils sont très résistants et leurs inflorescences sont parfumées. Sur une arche, j’ai fait grimper un chèvrefeuille. Pour délimiter deux parties bien distinctes sur le terrain qui entoure ma maison, j’ai monté un muret de pierre, recouvert de clématites des haies. Ces premiers aménagements, conseillés par Charles, changèrent totalement les alentours de notre habitation.

Je venais de passer devant quelques galeries d'art Montreal, où j’adore le style des œuvres exposées, quand j’ai entendu une voix qui m’appelait. C’était Jules, le frère de mon épouse. Je ne m’attendais pas à le voir. Il habite dans un quartier assez éloigné de celui où je l’ai rencontré. Comme il n’était pas venu chez nous depuis trois mois, je l’ai convié à venir partager notre repas du soir. Son étonnement a été total quand il a vu les arbres, la séparation et l’arche. Il a apprécié de se promener sur le terrain, et il m’a même demandé si je comptais ajouter des bancs, pour profiter des points de vue que les massifs avaient créés. L’année prochaine, je mets quelques rosiers et des plantes vivaces, comme des iris et des asters, pour qu’il y ait toujours des fleurs autour de chez moi.